
Mauricette Arménian
Mauricette, Vincente, née Fréni, reconnue Loubières, épouse Arménian
30 mars 1950 9 février 2026
Une femme de cœur, de courage et de transmission.
Biographie
Certaines vies se racontent par les événements qu’elles traversent. D’autres se comprennent par ce qu’elles choisissent de transmettre. Celle de Mauricette appartient à cette seconde catégorie.
Très tôt confrontée aux épreuves de la vie, elle a su transformer les blessures de son enfance en une force intérieure exceptionnelle. Elle a consacré toute son existence à offrir autour d’elle ce qui était devenu essentiel à ses yeux : un foyer uni, une famille solide, des liens fidèles, une présence rassurante et un amour généreux. Son histoire est celle d’une femme qui a bâti, jour après jour, une vie fondée sur la foi, la famille, le travail, la transmission et l’espérance.
Une enfance éprouvée, fondatrice d’une grande force intérieure
Mauricette naît à Marseille, à quelques centaines de mètres de l’avenue de la Figone. Dès les premiers mois de sa vie, son histoire croise celle de Serge, son voisin de sept ans son aîné. Il la connaît bébé puis enfant, sans imaginer encore que cette petite fille deviendrait un jour la femme avec laquelle il partagerait toute son existence.
À l’âge de six ans, Mauricette quitte Marseille avec sa mère pour la Belgique (Fontaine-l'Évêque), où elles sont accueillies par sa sœur aînée. Elles s’y rendent pour accompagner les derniers mois de vie de leur propre mère, atteinte d’un cancer. Pour une enfant de cet âge, cette période représente une confrontation précoce à la maladie, à la souffrance et à la perte.
Après le décès de sa mère, Mauricette revient à Marseille orpheline. Son père biologique, Vincenzo SFRECOLA, né à Barletta en Italie et décédé à Marseille à la fin des années 1960, était resté absent de sa vie : il ne l’avait pas reconnue et n’avait pas pris part à son éducation. Mauricette grandit ainsi sans avoir connu la présence ni la protection d’un père. Cette double absence, après la perte de sa mère, marque profondément son enfance et forge en elle une maturité inhabituelle pour son âge.
Dans les années qui suivent, Mauricette est accueillie successivement chez plusieurs de ses frères et sœurs. Si certains lui offrent ponctuellement un cadre et une attention sincère, tous ces foyers ne sont pas toujours des lieux où elle peut trouver la sécurité et la protection dont une enfant a besoin. Entre neuf et dix ans, alors qu’elle est accueillie chez sa sœur Renée, certaines épreuves lui sont imposées par son l'époux de sa soeur Renée (Jean, Marius, FERRO). Dans la continuité de cette période, elle est ensuite accueillie chez un frère, où, durant près de deux années, elle connaîtra à nouveau des situations profondément éprouvantes auprès du frère de Fernande DORSCHNER, première épouse de son frère Gabriel. Ces expériences, restées longtemps silencieuses, viennent assombrir ces années et ajouter à la fragilité d’une enfance déjà profondément bouleversée. Elle connaît ainsi plus de vingt changements de foyer avant l’âge de dix-sept ans, passant d’une maison à l’autre au gré des possibilités de chacun. Cette succession de lieux de vie la prive de repères durables et d’une véritable continuité affective.
Très tôt, Mauricette apprend ainsi à ne pas attendre des autres la sécurité et la stabilité dont elle aurait eu besoin. Elle développe une capacité exceptionnelle à comprendre les situations et à avancer malgré les circonstances. Certaines blessures de l’enfance demeurent parfois sans mots, mais elles participent elles aussi à l’histoire d’une personne et à la manière dont elle construit sa vie. Cette enfance difficile, marquée par les absences, les ruptures, les silences et le manque de stabilité affective, contribue profondément à forger la femme qu’elle deviendra.
Au milieu de ces changements, un lien demeure pourtant constant : celui qui l’unit à Serge. Malgré les distances et les bouleversements de son enfance, leur relation traverse les années et devient l’un des fils conducteurs de toute leur histoire.
Construire le foyer qu’elle avait toujours voulu transmettre
À dix-sept ans, Mauricette épouse Serge à la cathédrale arménienne du Prado, à Marseille. Ce mariage représente un tournant majeur dans son existence. Avec Serge, elle construit enfin un foyer stable, enraciné dans la fidélité, l’amour et la confiance.
Ensemble, ils bâtissent une vie commune riche de projets, de responsabilités et de joies partagées. Leur couple traverse les décennies avec une profonde complémentarité. Serge est son compagnon de route, son soutien et son partenaire dans toutes les grandes étapes de leur vie.
Animée d’une foi simple et profonde, Mauricette puise sa force en Dieu. Son credo de vie pourrait se résumer ainsi : utiliser sa tête et ses mains pour créer, construire et développer. Elle ne se contente jamais de rêver : elle agit, organise, construit et transmet.
Ayant connu très tôt le manque de stabilité, elle fait de la création d’un cadre familial solide une véritable vocation. Elle donne à ses enfants ce qu’elle aurait aimé recevoir davantage : une présence constante, des repères, une sécurité affective et une transmission forte.
Une mère protectrice, éducatrice et profondément aimante
Avec Serge, Mauricette fonde sa famille, qui devient le cœur de son existence. Elle donne naissance à Carole puis à Cédric.
Elle est une mère profondément engagée, protectrice et attentive. Elle accompagne ses enfants dans chaque étape de leur vie avec une énergie remarquable. Elle veille sur leur éducation, leurs études, leurs activités et leur construction personnelle.
Exigeante, parce qu’elle croit au potentiel de ceux qu’elle aime, elle transmet le goût de l’effort, le sens des responsabilités, la discipline, le respect des autres et l’importance du travail bien fait. Mais derrière cette exigence se trouve toujours un amour immense, une volonté de protéger et de faire grandir.
Elle est cette mère présente dans les moments du quotidien : les cours de piano, les séances de natation, les déplacements, les encouragements, les conseils et les innombrables attentions qui construisent une enfance.
Les grandes étapes familiales deviennent autant de moments de bonheur : le mariage de sa fille Carole à la fin des années 1990, la naissance de son petit-fils Matthieu en 2001, puis le mariage de son fils Cédric quelques années plus tard.
En 2021, la naissance de sa petite-fille Maya lui apporte une nouvelle lumière. Elle devient une "Mamine" profondément investie, partageant avec elle des moments précieux : les danses, les chansons, les spectacles, les pâtisseries préparées ensemble et toutes ces petites joies qui restent gravées dans la mémoire familiale.
Une femme curieuse, ouverte aux autres et engagée
Mauricette était profondément ouverte aux autres. Fière de ses origines italiennes, elle exprimait cet héritage à travers la cuisine, les traditions familiales et le plaisir de recevoir. Mais son identité ne s’est jamais limitée à une seule origine. Elle était avant tout profondément humaine, capable de créer des liens au-delà des différences culturelles ou religieuses.
Elle a ainsi conservé toute sa vie des amitiés juives anciennes, dont certaines sont devenues de véritables relations familiales du cœur. Elle a également noué une relation fraternelle avec une femme réunionnaise rencontrée à la naissance de son fils, qu’elle considérera comme une sœur de cœur. Pour Mauricette, les liens construits par l’amour, la fidélité et le respect avaient une valeur plus grande que les appartenances.
Cette ouverture s’est également exprimée dans son engagement au sein de la communauté arménienne évangélique, dont elle partageait profondément les valeurs de foi, de famille, de transmission, de travail et de solidarité. Pendant près de dix années, elle participe à la chorale arménienne et prend part à plusieurs représentations, notamment en Arménie. Elle participe fidèlement aux activités communautaires, aux camps de La Source et aux séjours estivaux de La Fontanelle, qui occupent une place importante dans sa vie.
Mauricette aimait également découvrir et voyager. Elle parcourt la France à travers plusieurs grands périples, mais aussi l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Amérique. Elle se rend à deux reprises en Arménie, terre liée à l’histoire et à la culture de sa famille. Elle visite également Israël à deux reprises, dont un Noël vécu en famille à Nazareth, souvenir particulièrement marquant. Pour elle, voyager signifiait rencontrer, apprendre, comprendre et s’ouvrir aux autres. Sa curiosité naturelle ne s’est jamais éteinte.
Cette curiosité se retrouvait dans sa manière de vivre et de travailler. Formée à la comptabilité, Mauricette aimait les chiffres, la gestion et l’organisation. Elle administre avec sérieux les affaires familiales, notamment immobilières, avec une grande rigueur. Disciplinée, fiable et attachée au travail bien fait, elle continue toute sa vie à apprendre, notamment par la lecture quotidienne qui nourrit sa curiosité intellectuelle.
Mais Mauricette était aussi une femme de création, qui aimait donner forme aux choses et utiliser ses mains : couture, décorations, écriture de petits mots, cuisine italienne, provençale et arménienne. Avec Serge, elle participe à la conception et à la réalisation de la villa familiale de Saint-Cyr-sur-Mer, allant jusqu’à prendre part à certains travaux de construction. Pour elle, bâtir une maison ne signifiait pas seulement construire un lieu : c’était créer un espace de vie, de partage et de transmission.
À travers ses rencontres, ses voyages, son engagement, son travail et ses créations, Mauricette a ainsi vécu avec curiosité, générosité et ouverture, en accordant toujours une place essentielle aux autres, à la découverte et à la transmission.
Une personnalité unique
Tous ceux qui ont connu Mauricette se souviennent d’une femme sensible et forte à la fois.
Elle était authentique, naturelle, généreuse et profondément sociable. Elle savait créer du lien avec une facilité rare. Beaucoup de personnes se confiaient spontanément à elle, ressentant immédiatement son écoute et sa bienveillance.
Elle était protectrice, attentive, fidèle en amitié et en famille. Toujours soignée, élégante et digne, elle conservait une grande force intérieure même dans les moments difficiles.
Elle aimait profondément la vie. Elle aimait les rencontres, les repas partagés, les célébrations familiales et tous ces moments simples qui donnent du sens à l’existence.
Un combat mené avec courage jusqu’au bout
Les dix dernières années de sa vie sont marquées par un long combat contre un cancer du poumon, alors même qu’elle n’avait jamais fumé.
Elle traverse des traitements lourds entre Marseille et Paris, parfois à un rythme très soutenu, enchaînant les soins, les périodes de fatigue et les épreuves physiques avec une force impressionnante.
Malgré la maladie, elle reste fidèle à elle-même : courageuse, digne, attentive aux autres et profondément attachée à la vie.
Ses deux derniers mois sont particulièrement éprouvants. Après une hospitalisation durant laquelle les médecins doutent qu’elle puisse passer Noël, elle exprime son souhait de terminer sa vie auprès des siens.
Elle rejoint alors le domicile de sa fille Carole, qui l’accompagne jour et nuit avec un amour et un dévouement admirables. Jusqu’au bout, Mauricette lutte avec courage. Lorsque respirer devient un effort immense, elle continue encore à penser aux autres et à manifester son amour.
Elle s’éteint entourée de l’affection de sa famille, son fils Cédric ayant eu la grâce d’être présent à ses côtés dans ses derniers instants.
Un héritage qui demeure
Mauricette laisse derrière elle bien plus que des souvenirs.
Elle laisse une manière d’aimer, une manière de construire et une manière de croire. Elle a transformé les épreuves de son enfance en une force d’amour exceptionnelle. Elle a bâti une famille, créé des liens au-delà des frontières et transmis des valeurs qui continueront à vivre à travers ceux qui l’aiment.
Son héritage est celui d’une femme courageuse, fidèle, généreuse et lumineuse.
Une femme qui a su transformer les blessures du passé en une source de protection pour les autres.
Une femme dont la vie restera un témoignage de résilience, d’espérance et d’amour.
Mauricette demeure présente dans les cœurs de Serge, Carole, Cédric, Matthieu, Maya, de sa famille, de ses amis et de tous ceux qui l’ont aimée sincèrement et dont le lien avec elle a été fondé sur l’affection, le respect et la bienveillance.
Très tôt confrontée aux épreuves de la vie, elle a su transformer les blessures de son enfance en une force intérieure exceptionnelle. Elle a consacré toute son existence à offrir autour d’elle ce qui était devenu essentiel à ses yeux : un foyer uni, une famille solide, des liens fidèles, une présence rassurante et un amour généreux. Son histoire est celle d’une femme qui a bâti, jour après jour, une vie fondée sur la foi, la famille, le travail, la transmission et l’espérance.
Une enfance éprouvée, fondatrice d’une grande force intérieure
Mauricette naît à Marseille, à quelques centaines de mètres de l’avenue de la Figone. Dès les premiers mois de sa vie, son histoire croise celle de Serge, son voisin de sept ans son aîné. Il la connaît bébé puis enfant, sans imaginer encore que cette petite fille deviendrait un jour la femme avec laquelle il partagerait toute son existence.
À l’âge de six ans, Mauricette quitte Marseille avec sa mère pour la Belgique (Fontaine-l'Évêque), où elles sont accueillies par sa sœur aînée. Elles s’y rendent pour accompagner les derniers mois de vie de leur propre mère, atteinte d’un cancer. Pour une enfant de cet âge, cette période représente une confrontation précoce à la maladie, à la souffrance et à la perte.
Après le décès de sa mère, Mauricette revient à Marseille orpheline. Son père biologique, Vincenzo SFRECOLA, né à Barletta en Italie et décédé à Marseille à la fin des années 1960, était resté absent de sa vie : il ne l’avait pas reconnue et n’avait pas pris part à son éducation. Mauricette grandit ainsi sans avoir connu la présence ni la protection d’un père. Cette double absence, après la perte de sa mère, marque profondément son enfance et forge en elle une maturité inhabituelle pour son âge.
Dans les années qui suivent, Mauricette est accueillie successivement chez plusieurs de ses frères et sœurs. Si certains lui offrent ponctuellement un cadre et une attention sincère, tous ces foyers ne sont pas toujours des lieux où elle peut trouver la sécurité et la protection dont une enfant a besoin. Entre neuf et dix ans, alors qu’elle est accueillie chez sa sœur Renée, certaines épreuves lui sont imposées par son l'époux de sa soeur Renée (Jean, Marius, FERRO). Dans la continuité de cette période, elle est ensuite accueillie chez un frère, où, durant près de deux années, elle connaîtra à nouveau des situations profondément éprouvantes auprès du frère de Fernande DORSCHNER, première épouse de son frère Gabriel. Ces expériences, restées longtemps silencieuses, viennent assombrir ces années et ajouter à la fragilité d’une enfance déjà profondément bouleversée. Elle connaît ainsi plus de vingt changements de foyer avant l’âge de dix-sept ans, passant d’une maison à l’autre au gré des possibilités de chacun. Cette succession de lieux de vie la prive de repères durables et d’une véritable continuité affective.
Très tôt, Mauricette apprend ainsi à ne pas attendre des autres la sécurité et la stabilité dont elle aurait eu besoin. Elle développe une capacité exceptionnelle à comprendre les situations et à avancer malgré les circonstances. Certaines blessures de l’enfance demeurent parfois sans mots, mais elles participent elles aussi à l’histoire d’une personne et à la manière dont elle construit sa vie. Cette enfance difficile, marquée par les absences, les ruptures, les silences et le manque de stabilité affective, contribue profondément à forger la femme qu’elle deviendra.
Au milieu de ces changements, un lien demeure pourtant constant : celui qui l’unit à Serge. Malgré les distances et les bouleversements de son enfance, leur relation traverse les années et devient l’un des fils conducteurs de toute leur histoire.
Construire le foyer qu’elle avait toujours voulu transmettre
À dix-sept ans, Mauricette épouse Serge à la cathédrale arménienne du Prado, à Marseille. Ce mariage représente un tournant majeur dans son existence. Avec Serge, elle construit enfin un foyer stable, enraciné dans la fidélité, l’amour et la confiance.
Ensemble, ils bâtissent une vie commune riche de projets, de responsabilités et de joies partagées. Leur couple traverse les décennies avec une profonde complémentarité. Serge est son compagnon de route, son soutien et son partenaire dans toutes les grandes étapes de leur vie.
Animée d’une foi simple et profonde, Mauricette puise sa force en Dieu. Son credo de vie pourrait se résumer ainsi : utiliser sa tête et ses mains pour créer, construire et développer. Elle ne se contente jamais de rêver : elle agit, organise, construit et transmet.
Ayant connu très tôt le manque de stabilité, elle fait de la création d’un cadre familial solide une véritable vocation. Elle donne à ses enfants ce qu’elle aurait aimé recevoir davantage : une présence constante, des repères, une sécurité affective et une transmission forte.
Une mère protectrice, éducatrice et profondément aimante
Avec Serge, Mauricette fonde sa famille, qui devient le cœur de son existence. Elle donne naissance à Carole puis à Cédric.
Elle est une mère profondément engagée, protectrice et attentive. Elle accompagne ses enfants dans chaque étape de leur vie avec une énergie remarquable. Elle veille sur leur éducation, leurs études, leurs activités et leur construction personnelle.
Exigeante, parce qu’elle croit au potentiel de ceux qu’elle aime, elle transmet le goût de l’effort, le sens des responsabilités, la discipline, le respect des autres et l’importance du travail bien fait. Mais derrière cette exigence se trouve toujours un amour immense, une volonté de protéger et de faire grandir.
Elle est cette mère présente dans les moments du quotidien : les cours de piano, les séances de natation, les déplacements, les encouragements, les conseils et les innombrables attentions qui construisent une enfance.
Les grandes étapes familiales deviennent autant de moments de bonheur : le mariage de sa fille Carole à la fin des années 1990, la naissance de son petit-fils Matthieu en 2001, puis le mariage de son fils Cédric quelques années plus tard.
En 2021, la naissance de sa petite-fille Maya lui apporte une nouvelle lumière. Elle devient une "Mamine" profondément investie, partageant avec elle des moments précieux : les danses, les chansons, les spectacles, les pâtisseries préparées ensemble et toutes ces petites joies qui restent gravées dans la mémoire familiale.
Une femme curieuse, ouverte aux autres et engagée
Mauricette était profondément ouverte aux autres. Fière de ses origines italiennes, elle exprimait cet héritage à travers la cuisine, les traditions familiales et le plaisir de recevoir. Mais son identité ne s’est jamais limitée à une seule origine. Elle était avant tout profondément humaine, capable de créer des liens au-delà des différences culturelles ou religieuses.
Elle a ainsi conservé toute sa vie des amitiés juives anciennes, dont certaines sont devenues de véritables relations familiales du cœur. Elle a également noué une relation fraternelle avec une femme réunionnaise rencontrée à la naissance de son fils, qu’elle considérera comme une sœur de cœur. Pour Mauricette, les liens construits par l’amour, la fidélité et le respect avaient une valeur plus grande que les appartenances.
Cette ouverture s’est également exprimée dans son engagement au sein de la communauté arménienne évangélique, dont elle partageait profondément les valeurs de foi, de famille, de transmission, de travail et de solidarité. Pendant près de dix années, elle participe à la chorale arménienne et prend part à plusieurs représentations, notamment en Arménie. Elle participe fidèlement aux activités communautaires, aux camps de La Source et aux séjours estivaux de La Fontanelle, qui occupent une place importante dans sa vie.
Mauricette aimait également découvrir et voyager. Elle parcourt la France à travers plusieurs grands périples, mais aussi l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Amérique. Elle se rend à deux reprises en Arménie, terre liée à l’histoire et à la culture de sa famille. Elle visite également Israël à deux reprises, dont un Noël vécu en famille à Nazareth, souvenir particulièrement marquant. Pour elle, voyager signifiait rencontrer, apprendre, comprendre et s’ouvrir aux autres. Sa curiosité naturelle ne s’est jamais éteinte.
Cette curiosité se retrouvait dans sa manière de vivre et de travailler. Formée à la comptabilité, Mauricette aimait les chiffres, la gestion et l’organisation. Elle administre avec sérieux les affaires familiales, notamment immobilières, avec une grande rigueur. Disciplinée, fiable et attachée au travail bien fait, elle continue toute sa vie à apprendre, notamment par la lecture quotidienne qui nourrit sa curiosité intellectuelle.
Mais Mauricette était aussi une femme de création, qui aimait donner forme aux choses et utiliser ses mains : couture, décorations, écriture de petits mots, cuisine italienne, provençale et arménienne. Avec Serge, elle participe à la conception et à la réalisation de la villa familiale de Saint-Cyr-sur-Mer, allant jusqu’à prendre part à certains travaux de construction. Pour elle, bâtir une maison ne signifiait pas seulement construire un lieu : c’était créer un espace de vie, de partage et de transmission.
À travers ses rencontres, ses voyages, son engagement, son travail et ses créations, Mauricette a ainsi vécu avec curiosité, générosité et ouverture, en accordant toujours une place essentielle aux autres, à la découverte et à la transmission.
Une personnalité unique
Tous ceux qui ont connu Mauricette se souviennent d’une femme sensible et forte à la fois.
Elle était authentique, naturelle, généreuse et profondément sociable. Elle savait créer du lien avec une facilité rare. Beaucoup de personnes se confiaient spontanément à elle, ressentant immédiatement son écoute et sa bienveillance.
Elle était protectrice, attentive, fidèle en amitié et en famille. Toujours soignée, élégante et digne, elle conservait une grande force intérieure même dans les moments difficiles.
Elle aimait profondément la vie. Elle aimait les rencontres, les repas partagés, les célébrations familiales et tous ces moments simples qui donnent du sens à l’existence.
Un combat mené avec courage jusqu’au bout
Les dix dernières années de sa vie sont marquées par un long combat contre un cancer du poumon, alors même qu’elle n’avait jamais fumé.
Elle traverse des traitements lourds entre Marseille et Paris, parfois à un rythme très soutenu, enchaînant les soins, les périodes de fatigue et les épreuves physiques avec une force impressionnante.
Malgré la maladie, elle reste fidèle à elle-même : courageuse, digne, attentive aux autres et profondément attachée à la vie.
Ses deux derniers mois sont particulièrement éprouvants. Après une hospitalisation durant laquelle les médecins doutent qu’elle puisse passer Noël, elle exprime son souhait de terminer sa vie auprès des siens.
Elle rejoint alors le domicile de sa fille Carole, qui l’accompagne jour et nuit avec un amour et un dévouement admirables. Jusqu’au bout, Mauricette lutte avec courage. Lorsque respirer devient un effort immense, elle continue encore à penser aux autres et à manifester son amour.
Elle s’éteint entourée de l’affection de sa famille, son fils Cédric ayant eu la grâce d’être présent à ses côtés dans ses derniers instants.
Un héritage qui demeure
Mauricette laisse derrière elle bien plus que des souvenirs.
Elle laisse une manière d’aimer, une manière de construire et une manière de croire. Elle a transformé les épreuves de son enfance en une force d’amour exceptionnelle. Elle a bâti une famille, créé des liens au-delà des frontières et transmis des valeurs qui continueront à vivre à travers ceux qui l’aiment.
Son héritage est celui d’une femme courageuse, fidèle, généreuse et lumineuse.
Une femme qui a su transformer les blessures du passé en une source de protection pour les autres.
Une femme dont la vie restera un témoignage de résilience, d’espérance et d’amour.
Mauricette demeure présente dans les cœurs de Serge, Carole, Cédric, Matthieu, Maya, de sa famille, de ses amis et de tous ceux qui l’ont aimée sincèrement et dont le lien avec elle a été fondé sur l’affection, le respect et la bienveillance.
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- 30 mars 1950 Naissance Marseille
- 9 février 2026 Départ Marseille (8e arrondissement), Bouches-du-Rhône
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